Vous rêvez d’une carrière dans le gouvernement et la politique ? Vous pensez peut-être qu’un diplôme en science politique est le seul moyen d’avancer – mais vous auriez tort. Dans cet article, nous mettons le point sur une des grandes personnalités françaises très connue dans la politique française dans les dernières décennies et notamment ses grandes décisions dans la prise des otages français.

Jean Charles Marchiani en quelques dates

 Figure incontournable du paysage politique français, Jean Charles Marchiani est un ancien haut fonctionnaire et homme politique français. Il s’est illustré dans plusieurs négociations de libération d’otages entre les années 1980 et 1990 lorsque la France était emmêlée dans plusieurs affaires sensibles à l’étranger.

Jean Charles Marchiani : sa jeunesse

  • Années 1950 : Étudiant sur les bancs de l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, Jean Charles Marchiani adhère parti nationaliste et milite pour le maintien de l’Algérie française. 

  • 1962-1970 : Lorsque l’Algérie acquiert son indépendance en 1962, Jean Charles Marchiani rejoint les services secrets français, tout juste après la fin de la guerre d’Algérie. Il devient officier du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE) – devenu la DGSE en 1982.

Jean Charles Marchiani dans le secteur privé

  • 1970-1986 : Après sa démission des renseignements, Jean Charles Marchiani entame une carrière fructueuse dans le secteur privé. Il rejoint en 1970 l’entreprise Peugeot pour y exercer le post de responsable des relations syndicales avant de devenir, deux ans plus tard directeur général de la filiale d’Air France, Servair. Ces années dans le privé le forment à la gestion de relations, au management et à la médiation : des qualités qu’il mettra plus tard au service du gouvernement. 

Jean Charles Marchiani dans le secteur public

  • 1986-1988 : De 1986 à 1988, Jean Charles Marchiani œuvre au Ministère de l’Intérieur en tant que conseiller pour le enseignement et la lutte anti-terroriste dans le cabinet de Charles Pasqua. La fin des années 1980 marque un moment clé pour Marchiani, qui s’illustrera par ses talents de médiateurs dans plusieurs affaires sensibles. En mai 1988 il est choisi pour représenter le gouvernement français lors des négociations pour la libération des otages au Liban. Il multiplie les interventions aux Moyen Orient au plus proche des responsables et finit par obtenir un face à face dans la capitale libanaise brulante pour le moment tant attendu de la « livraison ». Son intervention marque la fin du calvaire pour les trois otages retenus depuis plus de trois ans par le Hezbollah à Beyrouth. 

  • 1993-1995 : Conseiller Charles Pasqua au ministère de l’intérieur. A la demande de Jacques Chirac, il jouera un rôle principal en 1995 dans les négociations pour la libération de deux pilotes français en Bosnie. L’avion de chasse français Mirage 2000 de l’entreprise Dassault est abattu juste au-dessus de la Bosnie. Après des informations erronées des services secrets, le président Jacques Chirac décide de transmettre l’affaire à Marchiani. L’opération est un succès et le président serbe Karadzic accepte après quatorze semaines de détention, de libérer les pilotes en échange d’une reconnaissance officielle de la France

  • 1995-1997 : Jean Charles Marchiani est nommé préfet du Var en 1995 par le président Jacques Chirac avec pour mission, notamment, d’y stopper la corruption et les agissements de la mafia. 
  • 1999-2004 : Lors des élections européennes de 1999, il est élu député européen après avoir fait campagne aux côtés de Charles Pasqua et Philippe de Villiers pour la liste souverainiste « Rassemblement pour la France et l’Indépendance de l’Europe ».  A la fin de son mandat en 2004, ce père de deux enfants est nommé préfet “hors-cadre” jusqu’à sa retraite en 2008.